A l'infini : ici à l'image de l'âme qui, de vie en vie, revient vivre de nouvelles expériences et qui va, au travers des aléas de l'existence, se transformer.
Au-delà : pour rappeler les liens qui se tissent chaque jour entre le visible et l'invisible.
"
L'amour, Govinda, doit tout dominer. Analyser le monde, l'expliquer, le
mépriser, cela peut être l'affaire des grands penseurs. Mais pour moi,
il n'y a qu'une chose qui importe, c'est de pouvoir l'aimer, de ne pas
le mépriser, de ne pas le haïr tout en ne me haïssant pas moi-même, de
pouvoir unir dans mon admiration et dans mon respect, tous les êtres de
la terre sans m'en exclure."
Herman Hesse, Siddharta.
" La vraie mission de tout homme est celle-ci : parvenir à soi-même. "
Herman Hesse
Peinture de Marc Legris
Prends le temps de te faire des amis, c'est la voie du bonheur.
Prends le temps de rêver pour accrocher ton wagon à une étoile.
Prends le temps d'aimer et d'être aimé, c'est le privilège des dieux
Prends le temps de regarder autour de toi, la journée est trop courte pour la vivre dans l'égoisme,
Prends le temps de rire c'est la musique de l'âme.
Une Vieille chanson anglaise qui rappelle que
la vie est également trop courte pour la vivre dans l'égoïsme et que les éclats de rire sont de petites notes qui composent la musique de l'âme.
Accroche donc ton rêve à une étoile et laisse la te hisser vers la lumière. Tu verras disparaître le faux pour ne laisser luire que le vrai car arrive toujours le temps où seules les étoiles qui ont croisé ta lumière brillent pour éclairer ta route.
« L'Universel est fait de toutes les particularités* »
Abd Al Malik
Nana Noodleman
Buster Moon est un rêveur, de ces rêveurs
pour qui l'illusion est une source d'inspiration. Mais il est parfois
difficile pour les rêves de se frayer un chemin dans la réalité surtout
quand il s'agit de sauvegarder un ancien théâtre qui tombe en désuétude.
Buster
Moon est un Koala dynamique, il porte dans son coeur la promesse faite à
son père de réussir. Ayant travaillé toute sa vie en lavant des
voitures, par amour pour son fils Buster, il lui donnera toutes ses économies
amassées grâce à l'habilité de son éponge afin de réaliser son rêve le
plus fou, acquérir son propre théâtre. Mais même si les souvenirs de
Buster Moon sont toujours aussi vivants et qu'il voit, dès qu'il ferme
les yeux, la diva Nana Noodleman qui l'a fasciné toute son enfance,
monter les marches de son théâtre,
Buster Moon et Mis Crawley, sa secrétaire
il ne réussit pas à produire de spectacles à succès et les dettes s'accumulent plus que les recettes.
Devant
cette situation alarmante, avec un téléphone qui lui rappelle toutes
les deux minutes que sa banquière attend de ses nouvelles, Buster Moon a
un sursaut de génie, il imagine un concourt de chant tout public.
"I
got faith in you baby, I got faith in you now...", c'est ce que Buster
Moon fredonnera dans sa tête en auditionnant les artistes amateurs qui,
rêvant de gagner un prix de 100 000 dollars, se sont précipités devant
les portes du théâtre.
Cependant
une erreur s'est glissée sur les flyers publicitaires qui auraient dû
afficher 1 000 dollars. Une drôle de magie ajoute deux zéros de plus au
prix du gagnant, un peu comme ces moments dans la vie où la perte de
contrôle devient providentielle. Au-delà des étourderies de
l'attendrissante secrétaire iguane Miss Crawley, on a l'impression
qu'un joyeux génie tire les ficelles de cette incroyable méprise.
Et
c'est ainsi, à la lumière du croissant de lune dorée qui ouvre le
rideau rouge, que le plancher du théâtre Moon les verra "tous en
scène".
"Universal" artists
Toutes
les espèces d'animaux se succèderont les unes après les autres, poussés
par l'élan créatif et vital qui les traverse. Peu à peu, on arrive à
comprendre, à travers l'ambiance surréaliste de chacune des scènes, le
coeur du message : "l'Universel est fait de toutes les particularités"*.
Faut-il avoir côtoyé de près l'instinct sauvage des espèces prédatrices
et l'instinct de survie des autres pour arriver à cette possible
conclusion ? C'est bien ce que nous révèle cette cohabitation
harmonieuse de tous ces animaux qui prennent le risque de révéler
audacieusement leur âme artiste.
Les six candidats
Buster
Moon sélectionnera six candidats pour ce défi : Une souris, Mike, aussi
séduisante que malhonnête ; une jeune éléphante, Meena, timide dévorée
par le trac ; une truie mère de famille, Rosita, débordée par ses 25
marcassins ; un jeune gorille délinquant, Johnny, qui ne cherche qu’à
échapper à sa destinée familiale de gangsters ; une porc épic punk,
Ash, qui peine à se débarrasser de son petit ami à l’égo surdimensionné
pour faire une carrière solo et Gunther, un porc énergique à l'accent
allemand et excellent danseur. Tout ce petit monde va venir chercher
sur la scène du théâtre Moon l’opportunité qui pourra changer leur vie à
jamais.
Mais
Buster Moon, trop investi dans sa nouvelle mission, projette sur chacun
d'eux, sa vision des choses. On découvre de façon subtile le problème
crucial de ce koala passionné et enthousiaste. Parfois trop interventionniste, il freine l'élan créatif de ses illustres inconnus.
En
découvrant la vie de chacun d'eux, on finira par comprendre leur point
commun : tous devront acquérir de la confiance afin de sortir d'un
quotidien qui les contraint à n'être qu'une partie d'eux-mêmes. Ils
devront, chacun à leur manière, dépasser leurs blocages intérieurs afin
de se découvrir vraiment.
Eddy
Mais sous la pression de sa
banquière, en ultime recours Moon décide de solliciter Nana Noodleman
qui est en fait la grand mère d'Eddy, son meilleur ami, un mouton
richissime mais totalement désœuvré.
L'amitié qui relie Buster et
Eddy est indéfectible. Eddy est en survie tout autant que Buster, parce
qu'il végète et qu'aucune passion ne l'anime. Il vit dans le pool
house de la somptueuse maison de ses parents qui l'ont mis entre les
mains d'un coach pour structurer sa vie. Chaque jour, il nettoie la
piscine, fait du jogging, fait ses courses...
Eddy et Buster
sont liés pour le meilleur et pour le pire. La bienveillance profonde
qu'ils éprouvent l'un pour l'autre nous ramène à l'essentiel. Il n'y a ni
comparaison, ni jugement, ni jalousie seulement une profonde amitié entre eux que l'adversité va renforcer.
Afin de séduire Nana Noodleman pour obtenir un budget, un dernier
sursaut d'espoir anime Buster qui transforme son théâtre en une
scène moderne et captivante, animée d'aquariums où dansent des Calamars fluorescents.
Mais
rien ne se passe comme prévu et le théâtre s'écroule, noyé à cause de la malveillance de
quelques ours mafieux à la poursuite du malhonnête Mike.
Ash
Le
résultat est là, un champ de ruine. Buster Moon, critiqué par la
presse, a tout perdu. Réduit à laver des voitures qu'Eddy sèche pour le
soutenir, il est au bord du désespoir. Les six candidats décident de ne
pas le lâcher et de se produire sur scène. C'est Meena qui, pour la
première fois, dépassera son trac en chantant sur les décombres du
théâtre, croyant être seule.
Le spectacle finit par avoir lieu,
contre vents et marées, la troupe décide de planter le décor sur les
ruines. Leur indéniable talent, leur fougue les portent au dépassement
et cet inédit spectacle, qui est filmé en direct, finit par rassembler
une foule subjuguée.
"Tu sais ce qui a de bien quand on a touché le fond, c'est qu'il ne reste plus qu'une issue, on doit remonter !", devise du théâtre
Moon qui finit par se réaliser. Racheté par Nana Noodleman, sous
l'impulsion et la direction de Buster Moon, le théâtre est reconstruit :
I got faith in you baby, I got faith in you now (...) I met you, hallelujah, I got faith
Buster Moon, accroché à son joli croissant de lune montante, nous révèle ici un beau message d'espoir.
Il nous offre, en dépassant l'impossible, un message universel. Porté
par une énergie de vie, il défie la matière et son anéantissement afin
d'incarner son rêve et de donner à ses nouveaux amis un espace pour se
révéler et devenir pleinement eux-mêmes.Le coeur,
l'amitié et la solidarité triomphent de la fatalité et la passion
l'emporte devant les spectateurs conquis par tant de courage et émus par
tant de beauté.
Remerciements à Aufélie Blanchard pour nos échanges sur ce film. Texte inspiré du film "Tous en scène", ou Chantez ! au Québec, qui est un film d'animation
américain en images de synthèse écrit et réalisé par Garth Jennings,
sorti en 2016, produit par Illumination Entertainment.
Un film qui donne la pêche où l'accomplissement
de soi devient une force indéniable face aux plus dures embûches.
Je le recommande en famille, y compris les grands-parents ;-).
Rosso Fiorentino, l'ange musicien, 1520, musée des Offices, Florence.
"Plus le monde sera noir
et plus il aura besoin d'être éclairé. L'enfance est traversée par un
cortège de grands éteigneurs qui portent leurs idées, leurs opinions,
leurs certitudes, leurs croyances reçues comme des cierges,
solennellement. Ils croient éclairer, mais en réalité ils éteignent tout
ce qu'ils prétendent éclairer. La vraie pensée, elle, est immédiatement
agissante, elle ne peut pas être simplement pensée. Quand je lis un
livre, quand je regarde un tableau ou
que j'écoute de la musique, je suis une pie qui vole, non pas tout ce
qui brille mais tout tout ce qui est vrai."
Christian Bobin, la lumière du monde, ed Folio, p.72.
Quand on voit un être humain véritablement beau, ce qui
est très rare, ou quand on entend le chant d’une voix vraiment
belle, on ne peut pas se défendre de la croyance que derrière
cette beauté sensible il y a une âme faite du plus pur amour.
Très souvent c’est faux. Mais pour l’univers, c’est vrai. La beauté du
monde nous parle de l’Amour qui est l’âme de l'univers, comme pourraient le faire
les traits d’un visage humain qui serait parfaitement beau et qui ne mentirait
pas.
Il y a malheureusement beaucoup de moments, et même de longues
périodes de temps où nous ne sommes pas sensibles à
la beauté du monde parce qu’un écran se met entre elle et
nous, soit les hommes et leurs misérables fabrications, soit les
laideurs de notre propre âme. Mais nous pouvons toujours savoir
qu’elle existe. Et savoir que tout ce que nous touchons, voyons et entendons
est la chair même et la voix même de l’Amour absolu.
Encore une fois, il n’y a dans cette conception aucun panthéisme
car cette âme n’est pas dans ce corps, elle le contient, le pénètre
et l’enveloppe de toutes parts, étant elle-même hors de l’espace
et du temps elle en est tout à fait distincte et elle le gouverne.
Mais elle se laisse apercevoir par nous à travers la beauté
sensible comme un enfant trouve dans un sourire de sa mère, dans
une inflexion de sa voix, la révélation de l’amour dont
il est l’objet.
Ce serait une erreur de croire que la sensibilité à la
beauté est le privilège d’un petit nombre de gens cultivés.
Au contraire, la beauté est la seule valeur universellement reconnue.
Dans le peuple, on emploie constamment le terme de beau ou des termes
synonymes pour louer non seulement une ville, un pays, une contrée,
mais encore les choses les plus imprévues, par exemple une machine.
Le mauvais goût général fait que les hommes, cultivés
ou non, appliquent souvent très mal ces termes mais c’est une
autre question. L’essentiel, c’est que le mot de beauté parle à
tous les coeurs.
"Il n'y avait pas de contraire mais des contrastes ; le
monde était une somme d'impressions. Les forces contraires se
combinaient, se succédaient, s'alliaient, se remplaçaient,
s'harmonisaient comme le yin et le yang, le jour et la nuit, l'ombre et
la lumière, la femme et l'homme. La vie évoluait à chaque instant,
mais rien n'était définitif. Ce qui constituait l'existence des hommes,
des animaux et des choses était mouvant. Le yin avait besoin du yang et
le yang du yin pour maintenir l'équilibre"
Le maître, Patrick Rambaud, édition Grasset, janvier 2015.
samedi 17 août 2019
A force d’aimer
Les fleurs, les arbres, les oiseaux,
A force d’aimer
Les sources, les vals, les coteaux,
A force d’aimer
Les trains, les avions, les bateaux,
A force d’aimer
Les enfants, leurs dés, leurs cerceaux,
A force d’aimer
Les filles penchées aux rideaux,
A force d’aimer
Les hommes, leur rage de ciel,
A force d’aimer
Il devint, un jour, éternel
"Les surfaces réfléchissantes sont des pièges à Âme ou des portes ouvertes sur le monde de l'esprit".
Isha et Marc Lerner
Dans son livre, "Eros : l'amour qui comprend", Henning
Köhler explique "qu'au moment de l'adolescence, parfois même dès 10 ans,
le
jeune ressent l’éveil de l’amour pour un autre être humain, généralement
du sexe opposé. Il ne s’agit pas là de sexualité, davantage liée au
corps ; mais d’une force qui naît en l’âme et que Henning Köhler appelle
"force d’Éros", ce dieu grec de l’amour.
C’est la première fois - mais non la dernière - que la
force d’Éros envahit l’être et le porte à aimer et à admirer un autre
dont il découvre les qualités et pour lequel il se pare intérieurement
et extérieurement. On peut appeler cette expérience l’intuition de
l’être profond de l’autre, et cette "force d’Éros" stimule la créativité
à la fois de celui qui aime et de celui qui est aimé".
Pour Henning Köhler, cette source d’amour, de tendresse,
constitue le fondement de la santé conçue non comme une absence de
problèmes, mais comme la faculté de les assumer et de les faire évoluer.
En revanche, quand le jeune, qui porte en lui l’aspiration à rencontrer
dans la réalité un être qui corresponde à l’image idéale qu’il se fait
de l’homme, voit cette aspiration refoulée par la réalité, des forces
d’autodestruction et de destruction s’éveillent en lui, dues à la
profonde déception qu’il éprouve. Aussi la réalité sociale est-elle
profondément liée à la possibilité que cette force d’Éros puisse
pénétrer et trouver un écho dans la réalité.
Comme le démontre Hening Khöler la présence de l'autre est nécessaire car on découvre chez lui, des qualités qui nous attirent et pour lesquelles on éprouve de l'amour, elle est indispensable pour cheminer vers la rencontre de soi. "L'amour, nous dit Milan Kundera, c'est le désir de cette moitié perdue de nous-même". Mais cette moitié de nous-même est-elle perdue ou inconnue ? Devons-nous la rencontrer à travers l'autre ou grâce à l'autre ? quelle est le sens de cette quête ?
Dans leur odyssée au coeur des contes et mythes ("les cartes de l'enfant intérieur"), Isha et Marx Lener montrent une belle fée qui regarde son reflet dans une marre. Elle y recherche le sens profond de son existence. Cette image n'est pas sans rappeler, dans l'insoutenable légèreté de l'être de Milan Kundera, la quête de Tereza :
"Elle tentait de se voir à travers son corps. Aussi se
regardait-elle souvent dans le miroir. Et comme elle craignait d'être
surprise par sa mère, ces regards portaient la marque d'un vice secret. Ce n'était pas la vanité qui l'attirait vers le miroir, mais
l'étonnement d'y découvrir son moi. (...) Elle croyait voir son âme qui
se révélait à elle sous les traits de son visage. (...)Elle y voyait
l'expression fidèle de sa nature. Elle s'y contemplait longuement (...)
ne laisser subsister sur son visage que ce qui était elle-même. Y
parvenait-elle, c'était une minute enivrante : l'âme remontait à la
surface du corps, pareille à l'équipage qui s'élance du ventre du
navire, envahit le pont, agite les bras vers le ciel et chante"
L'insoutenable légèreté de l'être, 2e partie L'âme et le corps, Milan Kundera.
Contrairement à Narcisse, dont l'âme a été capturée dans son reflet en châtiment de sa vanité, Tereza et la fée s'unissent toutes deux à leur "soi bien-aimé", cette partie "perdue" d'elle-même qui est tout amour. Elles voient dans leur propre visage, la beauté sacrée de leur divinité intérieure et fondent dans l'immensité de son amour. Cette rencontre intérieure, avec la partie rayonnante et lumineuse de leur être, est une étape importante de l'incarnation, car c'est bel et bien sur terre que nous pouvons découvrir cet "amour de soi" qui "deviendra éternel" nous rendant ainsi un peu plus divin.
Le danger que l'on pressent chez Tereza est de "ne pouvoir être soi-même mais d'être celle que l'autre attend". Elle n'ose pas se regarder et s'aimer en toute légitimité comme si le jeu était interdit et que cette recherche d'elle-même pouvait être dangereuse. Pourtant "Etre amoureux de soi" est un état d'être qui vécut, dans la légèreté et la joie, rend plus heureux et souvent courageux. Il éloigne l'être du poids de la solitude et lui donne une belle légitimité d'existence.
Le vrai danger est de refouler ce sentiment et de vivre dans la peur de ne pas être aimé tel que l'on est. Cette crainte profonde peut amener l'être à l'autodestruction ou jusqu'à se fondre dans le regard de l'autre et en perdre son identité. Si nous avons besoin de rencontrer la beauté de l'autre, il faut être suffisamment confiant et aimant par rapport à soi-même afin de ne pas s'égarer. L'amour de soi devient ici le "garde-fou" qui protège des méandres de la vie, de ses pièges et permet de dépasser un grand nombre de ses vicissitudes.
Le courage n'est pas de peindre cette vie comme un enfer puisqu'elle en
est si souvent un : c'est de la voir telle et maintenir malgré tout
l'espoir du paradis."
(....)
Extrait de la lumière du monde, Christian Bobin.
Dans son livre
Entretiens, Francois Cheng est interrogé sur la beauté de la pierre et
de l'arbre. Il décrit tout d'abord la pierre et l'arbre dans leur forme
variée pus il aborde la partie secrète de ses deux entités que sont la
pierre et l'arbre...
"Mais outre cet aspect formel, il faut
signaler leur qualité d'être : à leur manière, la pierre et l'arbre
incarnent des vérités essentielles.
Selon l'imaginaire chinois, La pierre, cette matière incorruptible, est
un témoin de l'origine, c'est-à-dire qu'elle était là dès l'origine. En
elle circule le souffle originel. C'est pourquoi les Chinois aiment
avoir la présence d'un rocher dans leur domaine ou dans leur jardin,
qu'ils perçoivent comme un compagnon vivant, en qui ils puisent les
vertus de pureté et d'humilité, de constance, et de persévérance.
Il en va de même pour l'arbre. Dans la nature vivante, l'arbre est le
seul être, comme l'homme, qui se tient debout et qui se dresse vers le
haut. Il est constant et durable, se renouvelant sans cesse, et sans
cesse tendu vers la plénitude de sa présence au monde.