Des explications qui marchent aussi très bien pour les grands !
A l'infini : ici à l'image de l'âme qui, de vie en vie, revient vivre de nouvelles expériences et qui va, au travers des aléas de l'existence, se transformer. Au-delà : pour rappeler les liens qui se tissent chaque jour entre le visible et l'invisible.
dimanche 22 mai 2022
Les 4 accords toltèques racontés aux enfants.
Des explications qui marchent aussi très bien pour les grands !
vendredi 20 mai 2022
La poesie : reflet de soi
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| Paysage de la dynastie Ming du peintre Shen Zhou. |
Matsuo Basho, poète japonais du 17e siècle.
lundi 14 juin 2021
Si je diffère de toi, loin de te léser, je t’augmente
(...) Il nous semble, à nous, bien au contraire, que notre ascension n’est pas achevée, que la vérité de demain se nourrit de l’erreur d’hier, et que les contradictions à surmonter sont le terreau même de notre croissance. Nous reconnaissons comme nôtres ceux mêmes qui diffèrent de nous. Mais quelle étrange parenté ! elle se fonde sur l’avenir, non sur le passé. Sur le but, non sur l’origine. Nous sommes l’un pour l’autre des pèlerins qui, le long de chemins divers, peinons vers le même rendez-vous.mercredi 16 décembre 2020
Roumi, poète de l'amour, l'éveilleur d'âmes.
Tu ne me chercherais pas si tu ne m'avais déjà trouvé."
Roumi
ensuite tu devins animal, comment l’ignorais-tu ?
Puis tu fus fait homme, doué de connaissance, de raison et de foi,
Quand tu auras transcendé la condition d’homme,
Tu deviendras sans nul doute un ange.
Alors tu en auras fini avec la terre, ta demeure sera le ciel.
Dépasse même la condition angélique,
Pénètre dans cet océan,
Afin que ta goutte d’eau devienne l’océan !
La danse des atomes, la giration des étoiles et des planètes, la montée de la vie vers la conscience,
tout est dû à l’amour :
Dont les cieux ne sont qu’un flocon d’écume
Sache que ce sont les vagues de l’amour,
Qui font tourner la roue des cieux
Sans amour le monde serait inanimé.
Chaque atome est épris de cette perfection
Et se hâte vers elle.
A chaque instant retentit de tous côtés
l’appel de l’amour.
Si ce n’avait été par pur amour
Comment aurais-je donné aux cieux
l’existence ?
J’ai élevé cette sublime sphère céleste
Afin que tu puisses comprendre la sublimité
de l’amour.
lundi 14 décembre 2020
François Cheng : "quand reviennent les âmes errantes" (extrait)

"Noble amitié, noble amour. Heureux ceux qui connaissent les deux dans le même temps. Si l'amour enseigne le don total et le total désir d'adoration, l'amitié, elle, initie au dialogue à cœur ouvert dans l'infini respect et à l'infini attachement dans la non-possession. Les deux, vraie amitié et vrai amour, s'épaulent, s'éclairent, se haussent , ennoblissants les êtres aimants dans une commune élévation. Moment miraculeux. Si miraculeux qu'il ne saurait se lover dans la durée. Bien nombreux, se tapissant partout sont les obstacles extérieurs. L'un d'entre eux, en tant voulu, vient en interrompre le cours. Mais les êtres à l'âme élevée ne se rendent pas : ils sont aptes à transmuer l'absence en présence. Toute force oppressive a pouvoir sur les corps ; nulle ne peut emprisonner les âmes ni l'une de l'autre les séparer. N'est-ce pas précisément ce que l'on observe chez les âmes fortes : plus longue est l'absence , plus ardent devient le désir dans l'attente. Pour peu que s'offrent un jour les retrouvailles, les cœurs épris, irrépressiblement, s'embraseront."
jeudi 5 novembre 2020
Notre vraie vie, c'est l'itinéraire de notre âme
François Cheng
Mais encore : croyant ? incroyant ?
Ni l’un ni l’autre : adhérent. Quelque chose est arrivé, j’y adhère. Surtout je ne me situe pas par rapport à une institution. La voie taoïste me permet de me situer dans un contexte vrai et large ; le fait christique me permet de jauger les choses au niveau des êtres. J’essaie d’intégrer tout ce qui répond à mes interrogations quelle que soit la provenance. Elles me ramènent toujours à mes 8 ans et à l’année 1937. J’ai compris à jamais qu’il faut tenir les deux bouts. Si on me donne une vérité qui ne répond pas à la beauté absolue et au Mal absolu, ca ne m’intéresse pas. Je conserve un vieux fond de vision taoïste : la Voie, toujours. Je n’y donne pas trop de contenu mais je sais que la vie personnelle est une aventure. Cette voie est juste, c’est un enseignement, je lui fais confiance mais il n’est pas assez incarné. Il n’y a pas d’autre aventure que la vie, de l’inattendu à l’inespéré, la mort en fait partie. Par la suite, j’ai aussi rencontré la voie christique. Le Christ a relevé le défi : il a affronté le mal absolu et incarné le bien absolu, par le geste et la parole. J’ai les deux voies en moi. Pas de reniement mais une sorte de continuation vers plus d’amitié au sens où l’entend Simone Weil, d’incarnation, de geste, de reconnaissance, de signes, d’où ma rencontre avec saint François quand j’ai été à Assise. Mais si vous me demandez comment je conçois l’aventure de la vie, ma réponse restera marquée par mon vieux fond taoïste. Cette voie est fondée sur l’idée de transformation, mot-clé des Sonnets à Orphée de Rilke. Le devenir de l’univers vivant nous dépasse, ce n’est pas à nous d’en tirer les conclusions. A la fin de ses mémoires, Albert Schweitzer qui était pourtant chrétien, se montrait taoïste en ce qu’il faisait son critère de la question : est-ce dans le sens de la vie ?
(...)
C’est encore possible de s’émerveiller du spectacle du monde comme vous le faites dans vos livres ?
Puisque le moindre fait divers m’empêche de dormir, vous imaginez les massacres, les tueries de masse, les guerres… Je reçois beaucoup de lettres de lecteurs. Hier (n .d.l.r. : début janvier), j’en ai reçu de cinq personnes dont les enfants sont morts au Bataclan. La plus jeune victime avait 17 ans. Je ne me permets pas de répondre par des mots de consolation, jamais. Je n’en ai pas la qualité. Je réponds que je communie de tout cœur avec la personne qui m’écrit et avec sa fille ou son fils, que la lumière de sa jeune âme nous éclaire et nous guide si on est capable de ne pas oublier. Que ce soit les gens qui m’écrivent ou ceux qui m’arrêtent dans la rue, nul ne demande rien. Ils veulent juste parler, me dire qu’ils ont l’un de mes poèmes à une cérémonie, celui où il est dit qu’on n’a pas eu le temps de faire ses adieux. Nous avons actuellement, vous et moi, un échange d’esprit à esprit qui peut se transformer un jour en un échange d’âme à âme, quand je ne serais plus là, que vous repenserez à notre rencontre et qu’il en restera autre chose que ce que l’on s’est dit. Notre vraie vie, c’est l’itinéraire de notre âme.
Calligraphies de François Cheng, photo Passou, entretien avec Daniel Lefort
Article : http://larepubliquedeslivres.com/notre-vraie-vie-cest-litineraire-de-notre-ame/comment-page-1/
mardi 3 novembre 2020
Accompagner la marche
On imagine qu'il faut apprendre à marcher, puis à lire et à écrire en force....Ce que l'on nie le plus souvent, par ignorance ou volontairement, c'est que tout ceci relève d'un processus naturel et que l'art consiste à l'accompagner.
La question de fond est de savoir pourquoi ce processus est-il le plus souvent entravé par l'idée qu'il faille intervenir et contraindre le jeune enfant dans ses apprentissages. C'est une vraie souffrance pour lui qui aura des conséquences dans l'estime de soi et la confiance en soi chez l'adulte.
Eduquer vers la liberté d'être soi-même en confiance, c'est de l'art, un art qui est à la portée de toutes les personnes bienveillantes et attentionnées, mais surtout conscientes et respectueuses de l'être en devenir.
vendredi 30 octobre 2020
Message de Clarissa Pinkola Estès
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| Princesse Mononoké |
Message de Clarissa Pinkola Estès
Auteure du livre fondamental
"Femmes qui courent avec les loups".
(Traduction : P.Linda Steketee)
"
Mes amis, ne perdez pas courage. Nous avons été préparés pour cette
époque. De nombreuses personnes profondément et véritablement
déconcertées m’ont contactée récemment. Elles sont préoccupées par
l’état des choses qui se déroulent actuellement dans le monde. Nous
vivons une époque de stupéfaction quotidienne et souvent de colère
justifiée vis-à-vis des dernières dégradations commises contre ce qui
compte le plus pour des gens civilisés ou visionnaires.
Vos
appréciations sont justes. La gloire et l’orgueil démesuré auxquels
certains ont aspiré tout en entérinant des actes si abominables contre
des enfants, des personnes âgées, des gens ordinaires, des pauvres et
des sans-défense, est à couper le souffle. Pourtant, je vous exhorte, je
vous le demande, je vous supplie, s’il vous plaît de ne pas laisser
votre esprit s’assécher en épuisant vos larmes pendant ces temps
difficiles. Surtout ne perdez pas espoir. Plus particulièrement car le
fait est que nous avons été préparés pour vivre cette époque. Oui.
Pendant des années, nous avons appris, pratiqué, attendu et été formés
pour répondre à ce niveau exact d’engagement.
J’ai grandi sur les
Grands Lacs et je sais reconnaître un vaisseau qui est en état de
naviguer lorsque j’en vois un. Concernant les âmes éveillées, il n’y a
jamais eu de par le monde autant de vaisseaux à flot qu’actuellement. Et
ils sont parfaitement équipés et capables de se signaler les uns aux
autres comme jamais auparavant dans l’histoire de l’humanité.
Regardez
par-delà la proue ; il y a des millions d’embarcations d’âmes justes
qui se trouvent sur les eaux avec vous. Même s’il est possible que vos
coques tremblent à chaque vague au coeur de l’orage agité, je vous
assure que les grandes poutres qui composent votre proue et votre
gouvernail proviennent d’une forêt bien plus vaste. Ce bois de
construction est connu pour résister aux tempêtes, pour sa capacité à
maintenir ensemble, pour sa résistance et sa longévité, quoi qu’il
advienne.
En tout temps d’obscurité, face à tout ce qui ne va pas
dans le monde ou qui semble irréparable, il existe une tendance à se
détourner vers l’inconscience. Ne vous focalisez pas là-dessus. Il
existe également une tendance à se laisser affaiblir en s’attardant sur
ce qui est hors de portée ou sur ce qui ne peut encore se produire. Ne
vous focalisez pas sur cela. C’est comme vouloir gonfler les voiles sans
les avoir hissées.
On a besoin de nous, c’est tout ce que nous avons
à savoir. Et bien que nous rencontrions de la résistance, nous
rencontrerons d’autant plus de grandes âmes qui nous appelleront, nous
aimeront et nous guideront et nous les reconnaîtrons quand elles
apparaîtront. Ne disiez-vous pas que vous étiez croyants ? Ne
disiez-vous pas que vous vous étiez engagés à écouter votre voix
supérieure ? N’avez-vous pas demandé la grâce ? Ne vous rappelez-vous
pas qu’être dans la grâce signifie se soumettre à la voix supérieure ?
Notre
travail n’est pas celui de réparer le monde entier en une seule fois
mais de tendre à rétablir cette part du monde se trouvant à notre
portée. La plus petite et paisible chose qu’une âme puisse faire pour en
aider une autre, pour aider une partie de ce pauvre monde en
souffrance, sera d’une aide immense. Il ne nous est pas donné de savoir
quels actes ou qui les accompliront permettant d’entraîner la masse
critique qui fera pencher les choses vers un bien durable.
Pour qu’un
changement profond puisse avoir lieu, ce qui est nécessaire est une
accumulation d’actes, ajoutés les uns aux autres, continuellement. Nous
savons qu’il n’est pas nécessaire que tout le monde sur Terre participe
pour que prévalent la justice et la paix, mais seulement un petit groupe
déterminé qui n’abandonnera pas à la première, deuxième ou centième
tempête.
Une des actions les plus apaisantes et puissantes que vous
puissiez accomplir pour intervenir dans ce monde tourmenté, est de vous
lever et de révéler votre âme. Sur le pont, dans les temps d’obscurité,
l’âme brille comme de l’or. La lumière de l’âme projette des étincelles,
peut envoyer des balises lumineuses, faire des signaux de feu et permet
à ce qui est juste d’être allumé. Pour que la lanterne de l’âme puisse
être vue dans des temps d’obscurité comme ceux-ci – il nous faut être
énergiques et faire preuve de miséricorde envers autrui : ce sont là
deux actes d’immense bravoure et de la plus grande nécessité.
Les
âmes se débattant captent la lumière des autres âmes pleinement
éveillées et prêtes à le montrer. Si vous souhaitez aider à calmer le
tumulte, c’est l’une des plus puissantes choses que vous puissiez
accomplir.
Il y aura toujours des moments où vous vous sentirez
découragés. J’ai moi aussi ressenti le désespoir de nombreuses fois dans
ma vie, mais je ne lui accorde pas de place. Je ne le nourris pas. Je
ne lui permets pas de manger à ma table.
La raison est la suivante:
Au plus profond de moi, je sais quelque chose, tout comme vous le savez.
C’est qu’il ne peut y avoir de désespoir lorsque vous vous rappelez
pourquoi vous êtes venus sur Terre, qui vous servez, et qui vous a
envoyé ici. Les bonnes paroles que nous prononçons et les bonnes actions
que nous accomplissons ne nous appartiennent pas. Ce sont les paroles
et les actes de l’Un qui nous a amenés ici.
Quand un grand navire
est amarré dans le port, il est en sécurité, cela ne fait aucun doute.
Mais ce n’est pas dans ce but que sont construits les grands navires. "
jeudi 29 octobre 2020
Le divin souffle de vie...
"Parfois ce qui se murmure en nous devient audible".L'incoercible douleur sourde et profonde se transforme en un puissant élan de vie, apparaît un Amour absolu.
L'invisible et le visible se relient.
L'être disparu devient pure lumière, éclatante et autonome.
Son amour rayonne jusqu'au fond de nos cœurs, le remplissant de chaleur.
L'espoir de ce qui vit au-delà de nos vies devient presque tangible.
Mais l'univers est infini, il y a tant à faire...
Laisser faire l'Amour qui réduit les distances à une omniprésence,
Laisser faire la joie un jour de pure folie où le passé s'efface dans un éclat de rire triomphant de la mort vers une nouvelle vie.
Recuardame ou vivre avec les invisibles...

Il aura fallu un long chemin à Miguel pour déjouer les pièges du destin et réaliser sa voie. Mais il ne s'agit pas seulement, pour lui, de poursuivre l'héritage culturel familial car Miguel veut jouer de la guitare et chanter alors que, de génération en génération, il n'y a pas d'autre alternative dans sa famille que de devenir cordonnier.
Toujours soucieuse de l'effet d'un tel message sur les enfants, je
discutais avec un jeune garçon de 7 ans qui me parlait de sa tristesse
face à la perte d'un membre de sa famille. Au regard de l'analyse de mon jeune ami, je rajoute que c'est d'être un adulte immature avec un pouvoir et une puissance en conséquence qui est dangereux quand on ne contrôle ni sa jalousie, ni ses frustrations, ni ses pulsions de conquête.
Coco devient ici un film porteur d'un message de soutien à ces enfants qui voient plus loin que ce que l'on imagine.
Passer l'épisode désagréable de la machination qui fout en l'air le destin d'un homme et d'une famille sur plusieurs générations, le fabuleux message du film Coco n'en demeure pas moins sublime. Il ne s'agit pas comme certains ont pu le développer simplement d'une vision américaine qui voit les riches demeurés riches et les pauvres asservis à la pauvreté au-delà de leur mort. Limiter le message du film a cette réalité est un peu réducteur.
Mais
l'essentiel n'est pas là, on y voit avant tout l'amour que Miguel développe
en reliant les visibles et les invisibles ( si chers à Victor Hugo) afin
de libérer sa famille d'une grande méprise qui l'empêche d'être
lui-même.



